31

Ce soir-là, Marco s’était retiré dans sa chambre du manoir pour lire quelques chapitres de l’histoire de la Table Ronde. On frappa à sa porte. Il dit au visiteur d’entrer et fut étonné de voir s’avancer Galahad et Perceval. Un domestique déposa une grosse valise sur le lit.

— Le moment est venu, jeune écuyer, annonça Galahad.

Marco comprit, à la fierté qui brillait dans ses yeux, qu’il allait être adoubé. Galahad fit signe au serviteur d’ouvrir la valise avant de se retirer. Marco jeta un coup d’œil à son contenu. Il écarquilla les yeux en découvrant la chemise et les collants faits de milliers de petits anneaux de métal brillant, la tunique bleue arborant les armoiries de l’ordre, le heaume de métal et les bottes de cuir.

— C’est pour moi ? s’étonna-t-il.

— Oui, Marco, confirma Galahad. En tant que mentor, c’est mon devoir de t’aider à t’habiller, mais mon épaule ne me le permet pas. Alors j’ai invité le seigneur Perceval, ton second mentor, à t’assister. Lorsque tu auras revêtu tout le costume, tu devras rester seul dans cette pièce pour prier Dieu et lui demander sa bénédiction. Nous viendrons te chercher plus tard.

… Marco laissa Perceval lui montrer comment revêtir le costume d’apparat, puis s’installa devant la fenêtre pour prier. Comme promis, Galahad revint après quelques heures. Il avait lui aussi endossé son costume de chevalier. Il mena l’adolescent dans une salle dont il ignorait jusque-là l’existence. Elle était immense et tous ses murs étaient recouverts de fanions et d’armes du Moyen-Âge. Tous les hommes présents portaient les couleurs de l’ordre et des épées pendaient à leur ceinture.

L’adolescent défila entre les deux rangées qu’ils formaient. À gauche se trouvaient les seigneurs Lancelot, Agravaine, Belliance, Dinadan et Gaheris et, à droite, les seigneurs Perceval, Gawain, Gareth et Sagramore. Très ému, Marco s’arrêta devant sire Kay. Ce dernier se tenait debout devant un fauteuil richement décoré. Il était vêtu comme tous les autres, mais portait en plus une longue cape bleue et une bande de métal dorée autour de la tête. En l’absence de Terra, c’était lui qui présidait aux cérémonies, tandis que Lancelot dirigeait plutôt les opérations de guerre.

Galahad demeura quelques pas derrière son pupille.

— Pourquoi êtes-vous ici, seigneur Galahad et qui nous emmenez-vous ? récita Kay, sa voix résonnant dans la pièce.

— Je vous présente un jeune écuyer qui souhaite devenir chevalier, sire.

— A-t-il accompli quelque exploit prouvant sa valeur ?

— Il a sauvé la vie de votre humble serviteur en lui donnant son propre sang. Il a aussi participé au sauvetage du roi et a affiché autant de courage à cette occasion que ses propres chevaliers.

— Très bien, sire Galahad. Laissez-le maintenant parler pour lui-même.

Il se courba devant Kay et alla se placer devant la rangée de Perceval.

— Que désirez-vous, écuyer ? demanda Kay.

— Je désire devenir chevalier, sire.

— Pour quelles raisons ?

— Pour servir et protéger le roi et pour répandre la philosophie d’amour et d’acceptation de l’ordre dans le monde.

— Connais-tu notre code d’honneur ?

— J’en connais les règlements et je les comprends.

— Si je te fais chevalier ce soir, tu te retrouveras isolé de tes frères d’armes dans le pays de la Reine Blanche.

— Seulement jusqu’à ce que des apprentis expriment le vœu de devenir aussi chevaliers. Je leur enseignerai alors ce que je sais et l’ordre pourra aussi prospérer dans mon pays.

— Tu parles bien, jeune homme.

Sire Kay fit un geste en direction de Lancelot, qui s’avança et s’inclina.

— Donnez-moi votre épée, l’enjoignit Kay.

Lancelot glissa son arme hors de son fourreau et la lui tendit par la poignée, puis regagna sa place.

— À genoux, écuyer, ordonna Kay.

Marco mit aussitôt un genou en terre comme le lui avait enseigné Perceval. Sire Kay posa un regard paternel sur le fervent adolescent prosterné devant lui.

— J’aurais bien aimé que notre seigneur te fasse lui-même cet honneur, mais comme tu le sais, il est le prisonnier de nos ennemis.

— C’est une situation temporaire, sire.

— Nous l’espérons de tout cœur, mais en attendant son retour, c’est moi qui devrai t’adouber en son nom. Jures-tu fidélité au roi Arthur ?

— Oui, sire.

— Jures-tu devant Dieu de protéger les faibles et de faire toujours régner la justice où que tu sois ?

— Oui, sire.

Kay frappa alors Marco trois fois sur les épaules du plat de son épée.

— Par mes pouvoirs de membre aîné de l’ordre, en l’absence de notre bien-aimé roi, je te proclame chevalier de la Table Ronde. Le nom que ton mentor a choisi pour toi est Tristan. À partir de maintenant, tu ne feras rien pour salir notre réputation ni celle de tes frères d’armes, sous peine de t’exposer à de sérieuses conséquences. Et lorsque les hauts dirigeants de l’ordre ou le roi lui-même exigeront que tu te présentes à un rassemblement ou que tu exécutes une tâche pour eux, tu devras leur obéir.

— Oui, sire.

— Relève-toi, chevalier.

Marco lui obéit en tremblant de joie. Galahad lui remit une ceinture de cuir et un fourreau dans lequel reposait une épée toute neuve.

— Voici l’arme avec laquelle tu défendras les faibles, les pauvres et les innocents.

— Merci, sire Galahad.

Marco le serra dans ses bras en faisant attention à son épaule. Les larmes coulaient maintenant à grands flots sur ses joues alors qu’il attachait sa ceinture de cuir.

— Pourquoi avez-vous choisi le nom de Tristan ? s’informa-t-il en s’essuyant maladroitement les yeux.

— Tout comme le Tristan de la légende, tu es venu servir un roi étranger.

— Ce qu’il te souhaite, c’est de tomber follement amoureux d’une Iseult du Texas, plaisanta Gawain.

— Mais assure-toi qu’il ne s’agisse pas de la reine, le taquina Gareth.

— Et fais bien attention à ce qu’elle essaiera de te faire boire, ajouta Perceval.

— En parlant de boisson, un festin nous attend, messieurs, les pria Kay.

Il les mena dans la salle de banquets. Ils prirent tous place autour d’une immense table chargée de plats, de vin et de bière. Galahad demanda à l’un des serviteurs si Chance avait été invitée au festin. Il l’assura que si, mais qu’elle était sortie dans le jardin. Le chevalier s’excusa auprès de ses frères pour aller la chercher.

— Nous avons des serviteurs pour ce genre de tâches, sire Galahad, s’opposa Lancelot.

— Il serait plus respectueux de notre part que j’aille la chercher moi-même, répliqua son pupille.

— Il a raison, l’appuya Gawain.

Galahad et Lancelot se dévisagèrent un moment. Les autres ignoraient qu’il lui avait servi un avertissement au sujet de sa relation avec l’adolescente. Galahad espéra en silence qu’il ne lui fasse pas de reproches devant toute l’assemblée.

— Allez-y, accepta finalement son mentor, mais n’oubliez pas ce que je vous ai dit.

— Comment le pourrais-je, sire ?

Galahad sortit dans les magnifiques jardins du docteur Mills. À cette heure de la soirée, ils étaient illuminés de centaines de petites lanternes qui les transformaient en un endroit féerique. Il trouva Chance dans une allée de gravier. Sa robe médiévale dans les tons de terre faisait ressortir les reflets roux de ses longs cheveux. Il s’arrêta derrière elle pour admirer sa fine silhouette, qui se détachait dans la lumière blanche.

— Milady, l’appela-t-il.

— Laissez-moi et retournez à votre fête d’hommes, répliqua Chance, malheureuse.

— Nous serions honorés de votre présence, au contraire.

— Seulement parce que votre code vous oblige à m’y inviter. Je suis désolée, Galahad, mais vous n’avez pas voulu de moi pendant l’adoubement, alors je n’assisterai pas à ce banquet.

— Milady, je vous en prie.

Elle se retourna en faisant bien attention de conserver son air d’indignation, mais la vue de son chevalier préféré en cotte de maille et tunique eut raison d’elle.

— Vous êtes particulièrement séduisant dans ce costume, sire Galahad.

— Alors le festin devrait vous plaire, puisque nous sommes tous vêtus ainsi.

Elle s’approcha en doutant fort que les autres puissent être aussi beaux et attirants que lui. Elle posa un tendre baiser sur sa bouche et il alla lui-même en chercher un deuxième.

— Pourquoi ai-je l’impression de connaître vos lèvres depuis toujours ? murmura-t-elle.

— Et moi, vos yeux ? fit-il, captivé.

— Oublions cette fête et restons ici ensemble.

— Sire Lancelot s’attend à ce que je vous ramène avec moi.

— Il a donc une si grande emprise sur vous ?

— C’est mon mentor, milady.

— Cela signifie-t-il que vous lui appartenez et qu’il peut faire de vous tout ce qu’il veut ?

— Les choses se passent de cette façon, dans l’ordre. Mon mentor m’a permis d’avoir enfin une famille, des frères et une raison de vivre, mais ce privilège comporte aussi des responsabilités. Les mentors savent ce qui est bon et ce qui ne l’est pas pour leurs pupilles.

— Mais vous n’êtes plus écuyer, Galahad, vous êtes chevalier au même titre que lui.

— Cela n’y change rien. Sire Lancelot sera mon mentor jusqu’à sa mort.

— Et il s’oppose à notre relation, n’est-ce pas ?

— Il pense qu’elle est malsaine pour nous deux.

— Mais vous avez déjà accepté d’être mon champion et mon futur mari.

— C’est exact, et un chevalier ne revient jamais sur sa parole. J’aimerais pouvoir vous enlever maintenant sur mon cheval, mais cela devra attendre un peu. Suivez-moi d’abord à l’intérieur, je vous en prie.

Il prit gentiment sa main et l’entraîna dans le manoir. Dès qu’ils apparurent dans la salle de banquets, Lancelot s’empressa de les séparer. Chance se soumit docilement à ses ordres, comme le lui recommandait son champion.

Ce soir-là, dès que la maisonnée fut endormie, elle quitta sa chambre, vêtue uniquement de sa robe de nuit, et s’infiltra silencieusement dans celle de Galahad. Il était couché, mais il ne dormait pas non plus. Elle laissa tomber son vêtement sur le sol et grimpa sur le lit pour se réfugier dans les bras du chevalier, convaincue que Lancelot ne pourrait pas les empêcher de vivre cette belle nuit d’amour. Après quelques baisers, Galahad oublia tous les avertissements de son mentor et se laissa gagner par l’ardeur de sa maîtresse. Il n’avait jamais fait l’amour à une femme, mais les caresses de Chance lui enseignèrent tout ce qu’il avait besoin de savoir.

Au matin, lorsqu’il se réveilla, Galahad constata qu’au lieu de regagner sa chambre avant l’aube, sa belle s’était endormie près de lui. Le soleil inondait la pièce : tout le monde devait donc être debout. Ce n’était qu’une question de temps avant que les serviteurs se rendent compte qu’il n’était pas seul. Il entendit alors les cris d’encouragement de ses compagnons à l’extérieur. Que faisaient-ils dehors de si bonne heure ? Il se rendit à la fenêtre et distingua quelques chevaliers réunis autour d’un enclos. Deux chevaux avaient été harnachés pour un tournoi. Il promena son regard sur l’assemblée et reconnut le jeune Marco en armure. De l’autre côté de l’immense enclos, il vit Lancelot s’avancer vers son magnifique cheval de combat.

— Non ! cria Galahad.

Chance se réveilla en sursaut. Elle le vit tenter de s’habiller en vitesse, malgré sa douleur à l’épaule. Elle enfila sa robe de nuit et se précipita pour l’aider.

— Que se passe-t-il ? voulut-elle savoir.

— Sire Lancelot va affronter Marco en tournoi ! Il sait ce que nous avons fait cette nuit et il va punir ma désobéissance en malmenant mon pupille !

Dès qu’il fut chaussé, il bondit en direction de la porte. Découragée, Chance se posta à la fenêtre pour observer les événements de loin. Pas question d’aller jeter de l’huile sur le feu en se présentant sur les lieux.

Dans l’enclos, Perceval s’assura que l’armure du nouveau chevalier était bien attachée, pendant que Gareth retenait son cheval. Marco était nerveux à l’idée d’affronter le meilleur combattant de l’ordre, mais il ne pouvait pas reculer devant son défi. Il devait lui prouver qu’il n’était pas un lâche et qu’il avait mérité d’être adoubé.

Stefan Lieber, alias Gareth, avait lui-même entraîné son destrier. Il lui conseilla de laisser le cheval faire son travail et de se contenter de bien tenir sa lance. Lieber avait dressé des chevaux toute sa vie, d’abord pour des compétitions de saut, puis pour des films. Marco savait qu’il pouvait lui faire confiance.

— Ne brandis ta lance qu’à la toute dernière minute, lui recommanda Gawain, à son tour.

— Je ne voudrais surtout pas blesser sire Lancelot, protesta Marco.

— Tous les chevaliers savent ce qu’ils risquent lorsqu’ils s’affrontent en tournoi, l’informa Perceval. Arrête de t’en faire pour lui et pense plutôt à te protéger.

— Et que Dieu soit avec toi, Tristan, pria Gawain.

Ils l’aidèrent à grimper en selle pendant que sire Lancelot montait sur son destrier à l’autre bout de l’enclos. Sire Kay attendit que les deux combattants soient prêts, puis il laissa tomber un mouchoir de soie sur le sol. C’était le signal : les deux chevaux s’élancèrent comme des démons. Marco s’accrocha à sa lance. Il vit surgir Lancelot, dont l’armure étincelait au soleil, mais il ne put rien faire pour parer le coup. En effet, avant même qu’il puisse soulever sa lance, celle du champion le frappait en pleine poitrine avec tellement de force qu’il fut éjecté de la selle. Il s’écrasa sur le dos dans la poussière. Incapable de bouger sous le poids de son accoutrement de métal, Marco releva sa visière. Il s’aperçut avec horreur que le chevalier blanc revenait sur lui, lance baissée.

Au moment où l’arme de Lancelot allait frapper de nouveau l’adolescent sans défense, Galahad se précipita dans l’enclos et se planta devant Marco, obligeant Lancelot à arrêter son destrier en catastrophe pour ne pas transpercer le cœur de son pupille. La pointe de la lance oscilla à quelques centimètres seulement de son corps, mais Galahad ne broncha pas. Lancelot retira son heaume et le lança sur le sol pour signifier sa colère.

— N’avez-vous donc aucun respect, Galahad ! tonna-t-il.

— Vous n’aviez pas le droit de tenir ce tournoi en mon absence !

— J’ai demandé à un serviteur d’aller vous chercher, mais il a jugé préférable de ne pas vous déranger.

— Vous n’avez pas le droit de vous venger de moi sur Tristan ! Cela va à l’encontre des principes de l’ordre !

— Le code me donne le droit de réprimander mon pupille comme bon me semble. Votre intervention dans ce tournoi sera sévèrement punie.

Sire Kay rejoignit les deux hommes. Il ignorait pourquoi ils étaient tellement en colère, mais il lui fallait désamorcer rapidement le conflit pour éviter des blessures inutiles.

— Le tournoi est terminé, annonça-t-il à Lancelot. Vous êtes le vainqueur.

Lancelot foudroya son pupille du regard et ramena sa lance près de lui. Il poussa ensuite sa monture au galop vers l’autre extrémité de l’enclos, où l’attendaient les palefreniers.

— Quant à vous, sire Galahad, allez m’attendre dans mon bureau, ordonna Kay.

Le chevalier s’exécuta aussitôt. Sire Kay demanda aux autres d’aider le pauvre adolescent à se remettre sur pied, puis alla rejoindre son frère d’armes désobéissant dans le manoir. Il le trouva assis dans un fauteuil, les yeux baissés.

— Vous faites partie de l’ordre depuis suffisamment longtemps pour savoir que vous n’aviez pas le droit d’intervenir dans ce tournoi, Galahad.

— Sire Lancelot était sur le point de blesser mon pupille, sire, expliqua-t-il sans lever les yeux. Je ne pouvais pas le laisser faire.

— Lancelot sait qu’il n’a pas le droit de frapper un adversaire au sol.

— Mais il l’aurait fait, je vous assure. En blessant Tristan, c’est moi qu’il cherchait à atteindre.

— Pourquoi est-il fâché contre vous ?

— Il veut que je m’éloigne de lady Chance et je n’en ai pas le courage.

— Vous aimez cette jeune fille, Galahad ?

— De tout mon cœur, sire.

— Mais vous comprenez certainement que votre amour est impossible. Ces étudiants sont sur le point de rentrer au Canada.

— Je ne le sais que trop bien, et cette pensée m’effraie.

— Alors je vais mettre rapidement fin à vos tourments. Les jeunes rentreront chez eux par le prochain vol à destination de la Colombie-Britannique, Quant à votre intervention de tout à l’heure, je laisserai votre mentor décider de votre punition.

Galahad aurait préféré que son châtiment vienne de sire Kay plutôt que de Lancelot, mais il ne pouvait pas se permettre d’enfreindre davantage les règles en priant sire Kay de le punir lui-même. Il n’eut pas longtemps à attendre avant de connaître sa sentence. Tout de suite après le repas, une limousine vint chercher les Canadiens. Lancelot le somma de les accompagner : il avait donc décidé de rendre cette séparation encore plus difficile pour lui.

Galahad monta dans la longue voiture avec Chance, Marco et son mentor. Il garda un silence coupable pendant tout le trajet. Malgré l’évidente réprobation de Lancelot, il sortit de la limousine avec les adolescents, devant la porte des départs. Marco lui serra la main à la façon des chevaliers, puis le laissa faire ses adieux à Chance.

— Je vous attendrai aussi longtemps qu’il le faudra, Galahad, lui promit-elle.

— Je sais, milady.

— Serez-vous puni pour avoir défendu Marco ?

— Probablement, mais ne vous inquiétez pas pour moi.

— Rappelez-vous votre promesse…

Elle prit sa main, écrivit son numéro de téléphone dans sa paume et l’embrassa tendrement sur les lèvres. Galahad les regarda disparaître dans l’aéroport, puis retourna auprès de son mentor. Lancelot voulut aussitôt savoir ce que Chance avait griffonné dans sa main.

— Son numéro de téléphone, répondit Galahad, sans le regarder.

— Vous auriez dû lui dire que vous ne pourrez pas l’appeler.

— Je n’en ai pas eu la force.

— Vous passerez les prochains jours au château de sire Gawain à Houston, où vous réfléchirez à votre rôle dans l’ordre. Puis vous me rejoindrez chez moi pour me faire part de nos nouvelles résolutions. Vous êtes un excellent chevalier, Galahad. Il serait malheureux que vous soyez expulsé de nos rangs à cause d’une femme.

Galahad garda la tête basse en pensant que son mentor avait raison d’exiger qu’il prenne d’abord le temps de démêler ses émotions. Il savait que sa vie n’aurait plus aucun sens sans ses frères, mais maintenant, il avait goûté à l’amour…

Qui est Terra Wilder ?
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